«DIE WAND»

Salut les gens.

«Die Wand» ou «Le mur invisible» est une véritable catastrophe. Bien mise en images certes, mais une catastrophe quand-même.

Ce film souffre de deux grands problèmes:
1) Le jeu soporifique et endormi de la protagoniste, très à la mode depuis environ 15 ans (voir les films avec Chalamet, regard torve et air absent)

2) et le fait de s’en tenir à un concept, un idée et ne pas en varier. Dès le début, le réal a semble-t-il décidé de s’en tenir à un style, une manière de faire artisto-branlette intello et s’y tenir jusqu’au bout de l’endormissement qui normalement doit survenir bien avant la fin du film.

Perso, j’ai calé à 30 minutes. Trop c’est trop. Je n’ai plus l’âge du masochisme où je m’enfilais des merdes juste pour tenir jusqu’à la fin pour peut-être trouver du meilleur au bout du calvaire.
Dès le début, le personnage principal semble ailleurs. Elle ne parle pas et elle tire la tronche, on ne sait pas pourquoi. Dès qu’elle voit ses parents partir à pied pour le village et que le chien refuse de les suivre, on a là un indice subtil qui aurait pu servir à créer une tension (il y a quelque-chose d’anormal). Mais cela ne fonctionne pas car la protagoniste, à cause de son jeu absent crée déjà une atmosphère hors de la normalité, le champ de l’anormal est donc déjà pris. L’action du chien ne crée pas ce qu’il aurait pu créer.
Quand elle se retrouve confrontée au mur invisible, peut-être par peur d’avoir l’air ridicule, ils ont imaginé une réaction toute en subtilité et en torpeur qui ne ressemble pas du tout à comment nous le vivrions dans une même situation.
Elle touche le mur d’un air absorbé, pleine de réflexion. Elle s’asseoit 10 minutes puis se relève. Et? Quoi? Rien, elle fait demi-tour. Elle n’essaie pas de tambouriner, de frapper, lancer un cailloux, de le contourner. Se retrouver dans cette situation, c’est comme de voir un OVNI se planter devant elle. Il y a de quoi mourir de trouille, ou devenir folle.

Ce film est plus grave encore, plus j’y pense.

Ce film est inhumain.

Car la protagoniste n’a pas des réactions de personne humaine normalement constituée, et les idées véhiculées, la pseudo-philo en voix-off qui meuble le film ne raconte rien à part des idées de suicide, de peur et de solitude. Rien de valeur n’est amené. Rien.
Rien sur la condition humaine, le sens de la vie, sur les questionnements sur soi, sa culpabilité (« Pourquoi moi? Qu’ai-je fait? Est-ce une punition divine? »), le questionnement sur le pourquoi. Rien ou si peu sur les petites actions quotidiennes pour survivre (revoyez « Cast Away« ) qui créent le sentiment de durée, du temps qui passe, de la menace de mourir de faim si on ne s’organise pas rapidement.
Ce film est le produit d’une époque où les réalisateurs/trices ne savent plus témoigner d’une réalité de notre condition humaine. Ils sont enfermés dans leur tête et leur compréhension limitée de ce que c’est d’être un être humain. Ils offrent des concepts creux qui ne nous touchent pas du tout. Pas d’émotion, pas d’âme. Rien. Du néant pour des spectateurs vides qui ne savent plus reconnaître quand on leur vend du vide. Prendre un air détaché sur une voix qui récite deux concepts creux n’est pas de l’art. Point.
Si vous voulez de l’art, revoyez Sydney Lumet, Marcel Carné, Kurozawa et tant d’autres.

Le cinéma n’est pas mort car le cinéma est immortel. Il est juste en pause commerciale et conceptuelle. Il reviendra, après la révolution et le nettoyage qui s’en vient. Courage amis cinéphiles, une époque extraordinaire nous attend bientôt où tout sera à créer et à recréer.


Ce film est basé sur un roman écrit en 1963 qui ne semble pas contenir un assez bon matériaux déjà à la base, repris pour son histoire utilisée pour alimenter la doctrine éco-féministe et anti-masculine très en vogue aussi depuis environ 15 ans.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Mur_invisible_(roman)