«La Loi du marché»

La plus grande valeur en tout est l’équilibre.
Ici l’équilibre est brisé vingt fois. On comprend la volonté de la sobriété des plans, du montage, le petit budget, la nécessité de rester simple pour garder un style in vivo.
Oui il faut ça pour parler de choses que tout le monde connait mais raconter une histoire, ce n’est pas l’Histoire. Une histoire bien racontée est plus réelle que le réel comme a dit Jordan Peterson.
Ici Lindon est placide, trop. Les plans sont longs, trop. Le titre du film nous en raconte plus que les 1h30 du film entier, c’est dramatique. Ce film aurait fait un parfait court-métrage.
Le réal s’est peut-être laissé hypnotisé par son propre style qui se veut « réaliste » mais qui ne rend pas la vie de ces gens forcément réelle. Quasiment tous les plans sont en longue focale, c’est un style mais ça étouffe pour nous montrer des dialogues qui sont redondants à presque chaque plan.
Il y a tant à raconter dans ce genre de film, mais ici, un budget limité n’excuse pas tout. Un film réclame du contenu, un minimum qui manque cruellement.