«THE VERDICT» (1982)

Paul Newman sur la brèche

Dans la série des perles du cinéma, vous pouvez quasiment voir tous les films de Sydney Lumet sans regarder le titre ou le/les comédiens qui y jouent. Vous allez tomber sur un film de quallité exceptionnelle à chaque fois.
Ici «The Verdict», avec Paul Newman, Charlotte Rampling.
Que dire? Dès le premier plan, nous sommes dans un bar, à contre-jour face à une grande fenêtre. Un lent zoom avant nous rapproche vers un homme jouant au flipper tout en sirotant un verre d’alcool. La posture de Newman, son expression, le fait qu’il joue au flipper, qu’il boive seul, de jour. Tout ce qui compose ce plan nous raconte qui est son personnage. Et c’est magique car une fois le film terminé, vous revenez en souvenir à ce plan et vous comprennez à quel point ce réalisateur est génial. Sa caméra ne bouge que rarement, quand elle le fait, c’est pour nous dire quelque-chose. La photo du film est magnifique de subtilité, rien de tape-à-l’oeil mais parfaitement composée, tout en économie et qui nous raconte plsu que ce qui s’y passe.
L’histoire montre un avocat (Newman) alcoolique qui prend la défense légale d’une victime d’une erreur médicale. Tout y passe: le fonctionnement de la médecine, des hôpitaux, des médecins, leur dureté envers les autres et eux-mêmes, l’effet sur la famille de la victime, les méthodes des cabinets d’avocats vendus aux intérête particuliers, la trajectoire des individus pris dans leurs décisions passées.

Pour tout passionné de cinéma authentique (aujourd’hui, cette qualité-là ne se rencontre que rarement, en Europe, USA ou ailleurs), pour tout cinéaste ou comédien/ne, ce film est un atelier de cinéma à chaque plan, chaque performance, chaque ligne de scénario.
En un mot, on dit « chapeau Maestro »!


Ici la critique de Roger Ebert: https://www.rogerebert.com/reviews/the-verdict-1982